Quatre astuces pour manger sainement en respectant nos agriculteurs et notre planète


« Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique…Et vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir. » Le Dalaï Lama

Nous sommes chaque jour confrontés, dans notre quotidien, dans notre entourage, dans les médias à une déferlante de messages d’alertes sur les dangers présents dans notre alimentation ou dans notre environnement. En parallèle, le monde agricole lutte pour que les paysans qui nous nourrissent puissent vivre dignement de leur métier.

Notre Association milite pour proposer à toutes et tous une alimentation saine et de qualité, dans le respect et la juste valorisation de l’agriculteur qui l’a produite, et de notre environnement. Aussi, nous avons souhaité vous faire partager quelques astuces afin que vous, consom’actrice ou consom’acteur, puissiez également, par vos choix et achats quotidiens, faire pencher la balance vers un cercle vertueux respectueux de la terre, du vivant, de l’environnement et de l’agriculteur producteur.

1. Favoriser les circuits courts, les magasins de producteurs et les magasins biologiques

Quand on souhaite bien manger, la première étape est de limiter au maximum notre fréquentation des supermarchés traditionnels. En effet, ils regorgent d’aliments ultra-transformés, souvent trop gras et trop sucrés, néfastes pour notre santé. De plus, les pratiques commerciales de ces grandes enseignes écrasent les petits producteurs, en imposant des prix d’achat parfois inférieurs au prix de revient pour les agriculteurs.

Il existe probablement autour de chez vous des AMAP, des magasins de producteurs, des marchés qui vous permettront de limiter les intermédiaires voire d’acheter en direct. C’est l’assurance à la fois de mieux rémunérer l’agriculteur producteur et de limiter les kilomètres parcourus entre l’endroit où l’aliment a été produit et l’assiette où il sera consommé !

2. Manger local et de saison !

Une fois que l’on a trouvé des circuits d’approvisionnement autour de chez soi, l’étape suivante et de chercher au maximum à consommer des produits locaux et de saison. Est-il pertinent de manger du quinoa biologique de Bolivie, qui a dû traverser la moitié de la planète pour arriver dans nos assiettes ?

En plus de la problématique des coûts environnementaux du transport, il faut également bien appréhender les différences qualitatives qui existent entre une tomate sur les étals en décembre et une tomate d’été en pleine saison. Les valeurs nutritionnelles dépendent principalement des pratiques agronomiques utilisées pour produire les aliments. D’un côté, une production souvent hors-sol, sous serre et lumière artificielle, de l’autre une tomate de pleine terre, qui puise dans le sol vitamines, minéraux et oligo-éléments, et se gorge de soleil.

Au final pour notre bien être et notre santé, il est donc important de suivre au maximum les saisons, et de consommer des fruits et de légumes adaptés à chaque période de l’année.

3. Se (re)mettre aux fourneaux !

Mettre la main à la pâte, c’est bon pour votre santé, pour votre portefeuille et celui des agriculteurs !

En effet, cuisiner soi-même ses repas permet d’une part de partir d’aliments bruts, frais et non transformés. C’est donc la garantie de maîtriser le contenu de votre assiette et de limiter les colorants, les conservateurs, les sucres cachés et les graisses saturées néfastes pour la santé. 

De plus, les aliments bruts coûtent moins cher que ceux déjà transformés par les industriels et permettent de redistribuer une marge plus importante vers l’agriculteur, plutôt que vers celle de l’industrie agro-alimentaire qui écrase les petits producteurs.

4. Privilégier des aliments issus de procédés de fertilisation naturels et sans pesticides dans les produits finis

Le potentiel santé et nutritionnel d’un aliment dépend de son mode de fertilisation : utilisation ou non d’engrais chimiques, de pesticides, qualité biologique du sol et de la biodiversité sur l’exploitation….

L’agriculture de type industrielle appauvrit les sols et produit des aliments plus pauvres en minéraux, oligoéléments, vitamines et acides gras essentiels. A contrario, un sol vivant, riche en micro et macrofaune (bactéries, champignons, vers de terre…), cultivé sans labours profonds ni engrais de fond, aboutit à des aliments particulièrement riches en micronutriments, bénéfiques au bien être et à la santé animale et humaine.

Quand aux pesticides, ils posent des problèmes environnementaux et de santé. Le logo « Agriculture biologique » vous garantit leur non utilisation et le respect d’un cahier des charges strict. Il existe également des producteurs non certifiés mais qui n’en utilisent pas (posez la question !) et des labels « zéro résidus de pesticides » (résidus de pesticides en dessous des seuils de détection).

Par ce choix de consommation, vous contribuez à préserver la biodiversité végétale et animale, notre environnement, votre santé et celle des agriculteurs, qui sont également touchés par des maladies professionnelles liées à l’utilisation des produits phyto-sanitaires.

A vous de jouer !

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