Les plantes bio-indicatrices


Souvent connues sous le nom de « mauvaises herbes », les plantes dites bio-indicatrices sont pourtant un formidable outil pour le jardinier ou l’agriculteur afin de suivre l’état de leurs sols.
Présentes naturellement sous forme de graines, elles poussent spontanément lorsqu’apparaissent les conditions favorables à la levée de leur dormance, et sont donc révélatrices des déséquilibres présents (compaction excessive d’origine mécanique ou par surpâturage, excès de fertilisation azotée ou de produits chimiques…).

La germination des graines dépend :

  • Des pratiques humaines
  • De l’environnement végétal
  • De la géologie, du climat, de l’hydrologie et de la structure de la couche arable
  • De l’équilibre de la vie microbienne du sol, notamment entre bactéries aérobies et anaérobies

Pour être considérée comme bio-indicatrice, on estime que la plante doit être présente en nombre suffisant (5 à 10 pieds par mètre carré) et être dominante par rapport aux autres espèces présentes. Une plante présente de façon isolée n’est représentative qu’à l’échelle de son environnement proche et non pour l’ensemble de la parcelle.

Quelques exemples de paramètres pouvant être révélés par des plantes bio-indicatrices :

  • L’hydromorphie (sol saturé en eau)
  • Le tassement ou compactage excessif
  • La carence en matière organique
  • L’excès de matières organiques non transformées (apport excessif de lisiers par exemple)
  • Le pH du sol

« Une plante ne pousse pas par hasard ; lorsque vous la rencontrez dans votre jardin, elle a un rôle à jouer dans cet endroit-là, à ce moment-là. »

Bibliographie

L’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices, Gérard Ducerf, Volume 1, Editions Promonature
http://www.agroforesterie.fr/AGREAU/documents/presentation-george-oxley-Colloque-couverts-vegetaux-travail-superficiel-du-sol-et-semis-direct-auch-12-12-2014.pdf

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