A près de 80 ans, le « paysan chercheur » Marcel Mézy poursuit son combat pour allier agriculture et écologie, en menant campagne pour son compost jusqu’aux jardins de la Villa Médicis, à Rome.

On a beau lui poser plusieurs fois la question, Marcel Mézy ne transige pas. Bien que la recette de son procédé de fertilisation se compose d’un savant dosage de seize plantes et de huit essences d’arbre, le paysan presque octogénaire accepte, du bout des lèvres, de livrer quelques ingrédients : ortie, lichen, chêne et noisetier. « Voilà, vous dites ça, cela suffit », lâche l’inventeur, qui tient à conserver la formule secrète de ce compost mis au point il y a quarante ans au lieu-dit Grioudas, de la commune de Montrozier, dans le nord de l’Aveyron.

C’est au même endroit, en juin, qu’il a entrouvert les portes de son vaste domaine entouré de prés en fleurs, quelques jours avant de s’envoler pour Rome. Sa formule, reconnue par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, sera utilisée dans les jardins de la Villa Médicis pour sauver orangers, citronniers, rosiers, chênes et cyprès. Quelques jours plus tard, une cargaison a été expédiée à la coopérative Ocozaca, située à Zacamitla, dans l’Etat mexicain de Veracruz.

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