L’Association pour la Santé de la Terre et du Vivant participe aux Etats Généraux de l’Alimentation


L’Association a déposé 12 propositions de solutions dans 5 débats ouverts à contributions sur la plate-forme collaborative des Etats Généraux de l’Alimentation.

Retrouvez toutes nos propositions de solutions sur la plate-forme collaborative.

1. Trouver un mode de rémunération incitatif pour les agriculteurs adoptant des pratiques de fertilisation respectueuses de l’environnement et de la santé des consommateurs.

L’abus d’intrants chimiques et d’utilisation des pesticides, outre le coût pour l’agriculteur et la diminution de ses marges, représente également un surcoût en termes de santé publique et de politique environnementale pour notre société.
Il semble de ce fait primordial de trouver un mode de rémunération (meilleure valorisation auprès du consommateur/filières/industriels, subventions, allègements des charges, PAC, etc…) permettant d’inciter les agriculteurs à faire le choix de procédés de fertilisation alliant performances économique et écologique.

Il existe aujourd’hui des méthodes qui permettent de résoudre l’équation productivité, qualité nutritionnelle des aliments produits (diminution/suppression des engrais chimiques, limitation des pesticides) et impact positif sur l’environnement (diminution des lessivages des nitrates et des besoins en eau, stockage du carbone dans les sols et lutte contre le réchauffement climatique).
L’utilisation de ces méthodes de fertilisation par les agriculteurs se doit d’être financièrement encouragée  et valorisée par rapport aux méthodes conventionnelles afin d’inciter au changement des pratiques agricoles vers plus de sécurité sanitaire et de respect des sols et de l’environnement.

=> Voter pour dans “Comment renforcer la sécurité sanitaire?”
=> Voter pour dans “Comment favoriser des modes de consommation plus responsables?”
=> Voter pour dans “Comment accompagner la transformation de notre agriculture?”
=> Voter pour dans “Comment rémunérer plus équitablement les producteurs?”

2. Rémunérer les services environnementaux rendus par les agriculteurs.

L’image des agriculteurs auprès du grand public est aujourd’hui particulièrement négative : utilisation d’engrais chimiques, de pesticides, pollution des nappes phréatiques, abus concernant l’irrigation des cultures en période estivale, etc…

Pourtant, les agriculteurs ont un vrai rôle à jouer sur le plan environnemental, par exemple par l’entretien et la préservation des paysages (création de haies, entretien des chemins, plantation d’arbres, etc…) mais également précisément sur les éléments qui leurs sont reprochés par les pouvoirs publics et les consommateurs.
En effet, il existe aujourd’hui des méthodes de fertilisation naturelle des sols par des complexes de micro-organismes qui ont scientifiquement faits leurs preuves sur des aspects environnementaux primordiaux :

  • Diminution du lessivage des nitrates
  • Augmentation du stockage du carbone dans les sols par la création d’humus permettant de lutter contre les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique.
  • Diminution de l’irrigation et meilleure résistance à la sécheresse
  • Diminution de l’érosion des sols
  • Suppression du chaulage, du P, du K et diminution/suppression des engrais azotés en fonction des cultures
  • Diminution de l’utilisation des pesticides sur les cultures

L’utilisation par les agriculteurs de ces méthodes de fertilisation à impact positif sur l’environnement et la santé des consommateurs doit être valorisée financièrement (meilleure valorisation auprès du consommateur/filières/industriels, subventions, allègements des charges, PAC, etc…) et communiquée auprès du grand public, afin de redorer l’image des agriculteurs et d’apporter la preuve qu’agriculteur ne rime pas forcément avec pollueur.

=> Voter pour dans “Comment soutenir des modes de production plus responsables”
=> Voter pour dans “Comment accompagner la transformation de notre agriculture?”
=> Voter pour dans “Comment rémunérer plus équitablement les producteurs?”

3. Favoriser l’autonomie des exploitations

Les agriculteurs sont de plus en plus dépendants d’achats extérieurs à leur exploitation : semences industrielles, engrais chimiques, pesticides, alimentation du bétail.

Cela pose notamment plusieurs problèmes :

  • Diminution des marges pour les agriculteurs
  • Vulnérabilité à la flambée des prix et à la volatilité des cours mondiaux
  • Impacts écologiques de l’approvisionnement mondialisé (soja du Brésil…) à la fois de façon primaire sur les coûts d’approvisionnement (pétrole) et de façon secondaire dans les pays producteurs (problématiques des travailleurs des mines de phosphore au Maghreb, déforestation de la forêt amazonienne pour planter des cultures consommées par le bétail européen).
  • Manque d’adaptation de produits standardisés (semences) à des spécificités locales (climat, précipitations annuelles, etc…)

Face à ces problématiques, il est nécessaire autant que possible de favoriser la production en autonomie des exploitations agricoles, notamment pour les éleveurs.

L’utilisation de semences paysannes, la mise en œuvre de procédés de fertilisation naturelle des sols par des complexes de micro-organismes qui permettent de supprimer les engrais chimiques et de diminuer/supprimer l’application de pesticides, la culture sur la ferme de méteils assurant l’autonomie protéique pour le bétail sont autant de solutions existantes et qui amènent à la fois un impact économique positif pour l’agriculteur (amélioration de la rentabilité globale de l’exploitation et moindre dépendance de la production agricole à des groupes industriels) et un impact environnemental positif (diminution de l’empreinte carbone, des pesticides et des engrais chimiques).

=> Voter pour dans “Comment soutenir des modes de consommation plus responsables?”
=> Voter pour dans “Comment accompagner la transformation de notre agriculture?”

 

4. Créer un écolabel valorisant les agriculteurs respectueux de l’environnement

L’image des agriculteurs auprès du grand public est aujourd’hui particulièrement négative : utilisation d’engrais chimiques, de pesticides, pollution des nappes phréatiques, abus concernant l’irrigation des cultures en période estivale, etc…

Pourtant, les agriculteurs ont un vrai rôle à jouer sur le plan environnemental, par exemple par l’entretien et la préservation des paysages (création de haies, entretien des chemins, plantation d’arbres, etc…) mais également précisément sur les éléments qui leurs sont reprochés par les pouvoirs publics et les consommateurs.
En effet, il existe aujourd’hui des méthodes de fertilisation naturelle des sols par des complexes de micro-organismes qui ont scientifiquement faits leurs preuves sur des aspects environnementaux primordiaux :

  • Diminution du lessivage des nitrates
  • Augmentation du stockage du carbone dans les sols par la création d’humus permettant de lutter contre les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique.
  • Diminution de l’irrigation et meilleure résistance à la sécheresse
  • Diminution de l’érosion des sols
  • Suppression du chaulage, du P, du K et diminution/suppression des engrais azotés en fonction des cultures
  • Diminution de l’utilisation des pesticides sur les cultures

 

La création d’un écolabel certifié par un organisme tiers et indépendant permettant au consommateur d’identifier les agriculteurs travaillant de façon respectueuse de l’environnement serait un véritable levier pour :

  • Permettre à l’agriculteur de mieux valoriser financièrement sa production auprès des consommateurs (vente directe) et des coopératives d’achat
  • Permettre à l’agriculteur de redorer son image auprès des consommateurs
  • Permettre au consomm’acteur de faire via ses actes d’achats des choix éclairés de consommation à impacts à la fois positifs pour sa santé et pour celle de la planète.
=> Voter pour dans “Comment mieux informer les consommateurs?”

 

5. Créer un écolabel valorisant la production en autonomie par l’agriculteur

Les agriculteurs sont de plus en plus dépendants d’achats extérieurs à leur exploitation : semences industrielles, engrais chimiques, pesticides, alimentation du bétail.

Cela pose notamment plusieurs problèmes :

  • Diminution des marges pour les agriculteurs
  • Vulnérabilité à la flambée des prix et à la volatilité des cours mondiaux
  • Impacts écologiques de l’approvisionnement mondialisé (soja du Brésil…) à la fois de façon primaire sur les coûts d’approvisionnement (pétrole) et de façon secondaire dans les pays producteurs (problématiques des travailleurs des mines de phosphore au Maghreb, déforestation de la forêt amazonienne pour planter des cultures consommées par le bétail européen).
  • Manque d’adaptation de produits standardisés (semences) à des spécificités locales (climat, précipitations annuelles, etc…)

Face à ces problématiques, il est nécessaire autant que possible de favoriser la production en autonomie des exploitations agricoles, notamment pour les éleveurs.

L’utilisation de semences paysannes, la mise en œuvre de procédés de fertilisation naturelle des sols par des complexes de micro-organismes qui permettent de supprimer les engrais chimiques et de diminuer/supprimer l’application de pesticides, la culture sur la ferme de méteils assurant l’autonomie protéique pour le bétail sont autant de solutions existantes et qui amènent à la fois un impact économique positif pour l’agriculteur (amélioration de la rentabilité globale de l’exploitation et moindre dépendance de la production agricole à des groupes industriels) et un impact environnemental positif (diminution de l’empreinte carbone, des pesticides et des engrais chimiques).

La création d’un écolabel certifié par un organisme tiers et indépendant permettant au consommateur d’identifier les agriculteurs travaillant de façon la plus autonome possible serait un véritable levier pour :

  • Permettre à l’agriculteur de mieux valoriser financièrement sa production auprès des consommateurs (vente directe) et des coopératives d’achat.
  • Permettre au consomm’acteur de faire via ses actes d’achats des choix de consommation responsables, en favorisant le tissu économique local et en respectant l’environnement et leur santé.

Le consommateur aurait par cet écolabel la certitude que l’alimentation du bétail a été produite directement par l’agriculteur (non recours aux importations), gage de la maîtrise et de la valorisation de la qualité sanitaire de l’alimentation finale produite pour le consommateur.

=> Voter pour dans “Comment mieux informer les consommateurs?”

6. Créer un écolabel valorisant les agriculteurs produisant des aliments « haute valeur nutritionnelle »

Certaines pratiques agricoles (forte utilisation d’engrais azotés et minéraux, application massive de pesticides) perturbent la microfaune (bactéries et champignons) et la macrofaune (insectes, vers de terre) du sol, qui jouent un rôle fondamental dans les processus de fertilisation, dans la résistance aux maladies et dans le bon développement des racines et des mycorhizes.

En conséquence, on observe des différences qualitatives sur les produits alimentaires finaux. Ainsi deux pommes cultivées l’une en « conventionnel » pur avec intrants chimiques et pesticides et l’autre avec des méthodes de fertilisation naturelle par des complexes de micro-organismes permettant d’optimiser le potentiel biologique des sols, n’auront en dehors de leur apparence rien à voir en terme de qualité nutritionnelle pour le consommateur final.

A titre d’exemple, le bon développement racinaire et mycorhizien de la plante lui permettant d’aller capter les minéraux et oligoéléments en profondeur dans la roche-mère, est rendu extrêmement difficile en cas d’application d’engrais ou de pesticides.

De la même façon, du bétail nourri uniquement à l’herbe présentera un ratio oméga 3/oméga 6 bien supérieur à du bétail nourri avec des tourteaux de soja ou de tournesol.

C’est cette différence fondamentale de « nourriture » des plantes et des bêtes qui doit pouvoir être identifiée par le consommateur final, afin de lui permettre des choix de consommation éclairés, gage à long terme d’une meilleure préservation de sa santé.

La création d’un écolabel certifié par un organisme tiers et indépendant permettant d’identifier les pratiques culturales et d’élevage aboutissant à des aliments à « haute valeur nutritionnelle » serait un véritable levier pour :

  • Permettre à l’agriculteur de mieux valoriser financièrement sa production auprès des consommateurs (vente directe) et des coopératives d’achat
  • Permettre au consomm’acteur de faire via ses actes d’achats des choix de consommation à impacts positifs pour sa santé.
=> Voter pour dans “Comment mieux informer les consommateurs?”

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